Prêtres, (Hist. rom.) [Histoire romaine] Jaucourt
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Prêtres, (Hist. rom.) ministres de la religion. Les prêtres chez les Romains n'étoient point d'un ordre différent des citoyens. On les choisissoit indifféremment pour administrer les affaires civiles & celles de la religion. Il y avoit bien de la prudence dans cette conduite; elle obvioit à beaucoup de troubles qui auroient pu naître sous prétexte de religion. Les prêtres des dieux, même de ceux d'un ordre inférieur, étoient pour l'ordinaire élus d'entre les plus distingués, par leurs emplois & leurs dignités. On accordoit quelquefois cet honneur à de jeunes gens d'illustre famille, dès qu'ils avoient pris la robe virile.
Prêtres, (Hist. rom.) ministres de la religion. Les prêtres chez les Romains n'étoient point d'un ordre différent des citoyens. On les choisissoit indifféremment pour administrer les affaires civiles & celles de la religion. Il y avoit bien de la prudence dans cette conduite; elle obvioit à beaucoup de troubles qui auroient pu naître sous prétexte de religion. Les prêtres des dieux, même de ceux d'un ordre inférieur, étoient pour l'ordinaire élus d'entre les plus distingués, par leurs emplois & leurs dignités. On accordoit quelquefois cet honneur à de jeunes gens d'illustre famille, dès qu'ils avoient pris la robe virile.
Il faut
distinguer les prêtres en deux classes. Les uns n'étoient attachés à
aucun dieu en particulier, mais ils étoient pour offrir des sacrifices à tous
les dieux; tels étoient les pontifes, les augures, les quindecemvirs, qu'on
nommoit sacris faciundis; les auspices, ceux qu'on appelloit fratres
arvales; les curions, les septemvirs, nommés epulones, les féciaux;
d'autres à qui on donnoit le nom de sodales titienses, & le roi des
sacrifices, appellé rex sacrificulus. Les autres prêtres avoient
chacun leurs divinités particulieres: ceux - là étoient les flamines, les
saliens; ceux qui étoient appellés luperci, pinarii, potitii, pour
Hercule; d'autres nommés aussi galli, pour la déesse
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Cybele;
& enfin les vestales, &c. Voyez chacun de ces mots.
Les prêtres
avoient des ministres pour les servir dans les sacrifices. J'en vais donner une
énumération laconique. Ceux & celles qu'on appelloit camilli & camillae,
étoient de jeunes garçons & de jeunes filleslibres qui servoient dans ces
cérémonies religieuses. Romulus en étoit l'instituteur; & les prêtres
qui n'avoient point d'enfans étoient obligés d'en prendre. Les jeunes garçons
devoient servir jusqu'à l'âge de puberté, & les filles jusqu'à ce qu'elles
se mariassent. Ceux & celles qu'on nommoit flaminii & flaminiae,
servoient le flamine de Jupiter: ces jeunes gens devoient avoir pere &
mere. Les quindecemvirs avoient aussi des ministres qui leur servoient de
secrétaires.
Les
ministres appellés editui ou editumi, étoient ceux qui avoient
soin de tenir les temples en bon état, ce qu'ils appelloient sacra tecta
servare. Les joueurs de flûte étoient aussi d'un grand usage chez les
Romains, dans les sacrifices, les jeux, les funérailles; ils couroient masqués
aux ides de Juin. On se servoit encore aux sacrifices des gens qui sonnoient de
la trompette; ils purifioient leurs instrumens deux fois l'année: le jour de
cette cérémonie se nommoit tubilustria.
Les
ministres qu'on nommoit popae & victimarii, étoient chargés
de lier les victimes. Ils se couronnoient de laurier, se mettoient à demi -
nuds, & en cet état conduisoient les victimes à l'autel, apprêtoient les
couteaux, l'eau, & les choses nécessaires pour les sacrifices; frappoient
les victimes & les égorgeoient.
Il y en
avoit d'autres qui s'appelloient fictores, parce qu'ils représentoient
les victimes avec du pain & de la cire; car les sacrifices en apparence
passoient pour de vrais sacrifices.
Il y
avoit outre cela les ministres du flamine de Jupiter, qui se nommoient praeclamitores,
les licteurs des vestales, les scribes des pontifes & des quindecemvirs,
les aides des aruspices: ajoutez - leur ceux qui avoient soin des poulets, pullarii;
enfin les prêtres avoient des hérauts qu'on nommoit kalatores.
Les
femmes appellées praeficae étoient celles qu'on louoit dans les
funérailles pour pleurer & pour chanter les louanges du mort. Les
désignateurs, de signatores, étoient ceux qui arrangeoient la place; les
licteurs les aidoient aussi dans cet arrangement. Les gens qui avoient soin de
transporter le soir les cadavres des pauvres, se nommoient vespae ou vespillones:
on les mettoit au nombre de ceux qui servoient dans les sacrifices, parce que
les mânes avoient aussi leurs sacrifices particuliers dont ces derniers étoient
les ministres. (D. J.)
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